Musulman Optimiste

Direction pour une dounia plus constructive

Je peux pardonner…

Lorsque l’on pardonne, on accède à une certaine libération, on se sent plus léger, mais on libère aussi celui à qui on a pardonné. Le pardon est donc guérisseur des souffrances et des culpabilités et en même temps libérateur des rancunes qui empoisonnent la vie. C’est cela qu’apporte non seulement la paix de l’âme et de l’esprit, mais aussi celle du corps, en nous délivrant des tensions et des angoisses.

Pardonner ne veut pas dire oublier, cela ne veut pas dire nier, ni de renoncer à ses droits, ni d’excuser l’autre. C’est quoi alors ? Le pardon est un chemin qui passe plusieurs étapes qui consistent d’abord à reconnaitre que l’on a été blessé, de passer par la colère, la tristesse, la colère. Pour ensuite comprendre progressivement son offenseur et finalement laisser murir le pardon.
Lorsque l’on comprend l’autre, il est beaucoup plus facile de lui pardonner ses erreurs sans pour autant les excuser.

« Il faut pardonner ! » Une phrase qui nous enfonce dans la culpabilité…

Il est clair que le chemin du pardon est escarpé et il peut sembler impossible à parcourir. Certaines personnes ont vécu des évènements tellement atroces qu’elles en demeurent profondément « traumatisés » et si on leur dit « il faut pardonner » c’est les enfoncer dans la culpabilité.
Il y a des choses qu’on estime impardonnables, mais je crois qu’on peut y arriver par un travail intérieur et avant tous de la volonté.
Dans notre religion, le cœur pur est essentiel pour le croyant. La haine, la rancoeur, le ressentiment ne peuvent pas cohabiter avec la sérénité, la pureté du cœur. Voici un hadith riche d’enseignement :

Anas paix sur lui le rapporteur de ce hadith a ajouté:

« Abdallâh disait qu’il a passé chez cet homme trois nuits au cours desquelles il ne faisait aucune oeuvre ou prière particulière sauf que lorsqu’il se retournait dans son lit, il se mettait à mentionner Allah jusqu’à ce qu’il se lève pour la prière de l’aube.
Abdallâh ajoutait aussi: je ne l’entendais dire que du bien. Au bout de ces trois nuits, disait Abdallâh, j’étais sur le point de mépriser son oeuvre. Aussi, je lui ai dit: Ô serviteur de Dieu! Il n’ y avait ni colère ni rupture entre moi et mon père. Tout ce qu’il y avait c’est que j’ai entendu l’Envoyé de Dieu répéter trois fois à ton sujet: vous allez voir apparaître maintenant un homme du Paradis. Et c’est toi qui es apparu à ces trois reprises. Aussi, j’ai voulu m’installer chez toi pour voir quelle était ton oeuvre afin de m’y conformer. Mais je n’ai vu aucune grande oeuvre qui soit en toi. Qu’est-ce qui t’a fait atteindre le degré annoncé par l’Envoyé de Dieu ?
L’homme a répondu: Il n’ y a que ce que tu as vu. Puis Abdallâh a ajouté: Au moment où je lui ai tourné le dos pour partir il m’a appelé et dit: Il n’y a que ce que tu as vu, sauf que je ne conçois de ressentiment pour aucun musulman et que je n’envie aucun homme pour un bien que Dieu lui a accordé. Abdallâh ajouta: je lui ai dit: voilà ce qui t’a fait atteindre ce de
gré »

[Rapporté par Ahmad ].

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Cette entrée a été publiée le 5 décembre 2014 par dans bien être, et est taguée .

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