Musulman Optimiste

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Faut-il impérativement éviter de vivre des émotions désagréables ?

De nos jours, la société nous pousse à croire que la vie est dépourvue d’inconfort et que la recherche du bonheur se fait par le rejet de toutes émotions désagréables. Sentir l’anxiété, la colère ou la tristesse est considéré comme anormal.

Pour éviter ces émotions désagréables, nous avons pris pour habitude d’adopter une stratégie d’évitement. Nous essayons de les réprimer et de les éviter à tout prix. Cependant, cette stratégie est loin d’être efficace, elle peut être même une source de souffrance.

Cet évitement de nos émotions est tout à fait naturel, qui ne fuirais pas devant un lion ? Il s’agit d’un mécanisme de défense pour ne pas souffrir, mais qui ne fonctionne pas à long terme car à force d’éviter nos émotions nous gaspillons toute notre énergie et nous n’avons plus pour élargir nos champs de libertés.

Nous pouvons prendre l’exemple d’une maman qui a du mal à imposer des limites à ses enfants de crainte de ressentir des émotions désagréables. Elle ne supporte pas les émotions fortes que pourraient vivre ses enfants en leur refusant certaines choses.

Autre exemple d’une personne qui n’arrive pas à créer de nouvelles relations de crainte de revivre la trahison ou le rejet. Elle préfère entamer des relations avec des personnes qui ne les intéressent pas vraiment de crainte de souffrir ou d’être abandonnée.

Éviter de ressentir et de reconnaître nos émotions désagréables peut être néfaste pour nos relations.

Il convient de tolérer ses émotions, les reconnaître et les laisser exister. Tolérer ne signifie pas qu’on apprécie ses émotions mais plutôt que nous les supportons et reconnaissons.

La tolérance nous apprend à transformer nos « quand » en « et » :

C’est ne plus dire :

« QUAND  je ne serais plus timide je parlerais en public » mais «  je suis timide ET je parlerais en public »

« QUAND je n’aurais plus peur je m’engagerais dans de nouvelles relations » mais « j’ai peur ET je me m’engage dans des nouvelles relations »

Lorsque nous sommes dans l’acceptation, nous supportons mieux l’inconfort des émotions. Nous apprenons à les consentir et à ne plus être contrôlées par elles. Nous sommes accompagnés de nos émotions sans pour autant en être esclave. C’est nous qui choisissons le comportement le plus adapté au contexte.

L’islam nous appel à la responsabilité de nos actes, de nos émotions, de notre corps et de notre âme. Une responsabilité que même les cieux, les montagnes et la terre ont refusée.

(Nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes la responsabilité (de porter les charges de faire le bien et d’éviter le mal). Ils ont refusé de la porter et en ont eu peur, alors que l’homme s’en est chargé…)

[La Sourate Les Coalisés: 72]

Myriam

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Un commentaire sur “Faut-il impérativement éviter de vivre des émotions désagréables ?

  1. Hakima
    5 mars 2016

    Salam aleykoum !,
    Les conseils que tu donnes ici sont lourds de conséquences ( positives in sha Allah et à long terme) .
    Prendre son courage à deux mains, accepter d’avoir ces petits désagréments des angoisses ( du début généralement) et regarder derrière nous ce qu’on a pu réaliser, on finit parfois par être étonnés.
    Souvent quand « on » réussit, on oubli parfois les étapes difficiles ( sur le plan intérieur) qu’on a dû surmonter: un événement marquant reste en mémoire mais les émotions éprouvées à un temps donné, tendent à disparaître de nos mémoires d’où je crois l’importance du rappel ..
    Et quand ce dernier est bien compris on peut parvenir à faire de belles choses in sha Allah:
    – parce qu’on ne s’est pas auto-limités ( par nos préjugés, nos peurs…),
    – parce qu’on a pris notre courage à deux mains et
    -parce qu’on a vu à long terme, et « le jeux » en vaut la chandelle.
    Intégrer nos peurs comme tu dis, les garder en tête, se dire qu’il y a un risque d’échec, alors si celui-ci se confirme, on ne sera pas bouleversés,surpris voir traumatisés, puisque on l’avait déjà pris en compte.. ( ex: la voiture comporte des risques c’est pas pour autant qu’on ne conduit pas, les avions pareils, les relations sociales c’est le même principe)
    Et puis c’est peut être bête ce que je vais dire, mais le « projet parfait  » sans risque échec n’existe pas…On voit bien que les peurs limitantes sont au finales une non connaissance de la réalité de la vie… Et c’est une critique que je m’envoie à moi même! Mdr parce que je m’en rends compte en écrivant…

    Merci pour ce rappel Myriam!

    Aimé par 1 personne

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